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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 17:14

Le petit groupe avait marché toute la journée, se frayant péniblement un chemin à travers les hautes herbes.

A un moment, Sheppard s’était interrogé : « Quelqu’un peut me rappeler pourquoi on se fait chier à marcher alors qu’on aurait pu prendre un jumper et être rendu à destination depuis belle lurette ?? » et Melian avait répondu « Pour la même raison qu’on a demandé à la compagnie de l’anneau de traverser à pied la moitié du pays au lieu de coller Frodon et son anneau sur le dos d’un aigle kamikaze ! »

 

Le soir tombait quand ils arrivèrent en vue de l’engin. Tout autour d’eux, l’herbe était comme calcinée sur de grandes surfaces circulaires. Haldir se rendit soudain compte que Melian tenait sa gourde à la main et jetait de l’eau à droite à gauche l’air effrayée. « On voit bien que t’as pas vu « Signes » !, lui lança t’elle.

 

Quand la soucoupe ne fut plus qu’à quelques centaines de mètres, Haldir se tourna vers Cruchot : « Bon. Comment est ce qu’on rentre dans ce bordel ??! 

-         Mais j’en ai aucune idée, ma biche !, répondit le petit bonhomme d’une voix pleurnicharde alors qu’Haldir lui faisait les gros yeux. Ils m’avaient mal ligoté et j’ai réussi à sortir je ne sais trop comment, j’ai avancé dans les couloirs, tourné en rond, un sas s’est ouvert et je suis tombé comme dans un toboggan. Quand j’ai repris mes esprits, j’étais à l’extérieur de la navette alors j’ai couru aussi vite que j’ai pu -malgré mes ampoules au pied dues à des chaussures trop petites-  et j’ai traversé toute la plaine jusqu’à ce que vous me trouviez. Bon maintenant, s’il vous plait, je peux m’en aller, je suis attendu à un mariage, voyez vous… 

-         Nan, tu restes ici jusqu’à la fin ! On pourrait encore avoir besoin de toi… comme bouclier humain éventuellement ! »

 

 

Le petit groupe s’approcha de l’engin, en fit le tour plusieurs fois de suite sans voir la moindre entrée et tenta alors diverses choses comme prononcer des formules magiques contenant toutes les déclinaisons possibles du mot « mellon » ou frapper à grand coup de pied dedans –ce qui valut à Haldir -qui avait tenté cette méthode- deux orteils cassés et un décollage de semelle sur son godillot gauche…

Enfin, de guerre lasse, voyant qu’aucun résultat ne serait obtenu de cette manière, tous finirent par se regrouper l’air découragé autour d’un feu de camp.

 

« Je suis d’avis qu’on tire dessus, ou qu’on tente de faire une brèche au C4, suggéra Ronon entre deux bouchées de kinder bueno.

-         Ouais, c’est un peu radical comme méthode, Ronon. Je préfère garder ça en dernier recours, lui répondit Sheppard…

-         Mais j’y pense !!!, s’exclama soudain Cruchot ! Mon cousin germain, le Glaude, m’a dit un jour qu’il y a une chose à laquelle les extraterrestres ne peuvent pas résister et qui les attire irrésistiblement hors de leur tanière…

-         Et qu’est ce que c’est ?????!, demandèrent en chœur tous les autres

-         LA SOUPE AUX CHOUX ! » 

 

Il y eut comme un blanc. Un sentiment oscillant entre stupeur et consternation flotta quelques minutes sur le campement, jusqu’à ce que Pippin s’écrie : « Hey, mais ça tombe bien, on avait justement visité les cultures du Père Magotte avant de venir !!! » et il sorti quelques choux pomme, deux ou trois carottes, un gros oignon et une poignée de flageolets de son sac à dos.

Un chaudron d’eau bouillante fit son apparition et en un rien de temps une délicieuse odeur de boustifaille vint chatouiller les narines de nos héros…

 

« Bon, on attend qu’ils se pointent pour l’apéro ou quoi, les aliens ? questionna Haldir d’un ton acerbe. Juste en face de lui, Ronon et Melian patientaient en roucoulant et en tressant des couronnes de fleurs en plastique, qu’ils avaient cueillies dans un champ magnétique.

 - Ah mais non, ma biche, répondit Cruchot, il faut que nous dégustions la soupe d’abord et ce n’est que lorsque nous lâcheront les gaz que les extraterrestres se pointeront ! »

 

Sitôt dit, sitôt fait et rapidement le concert débuta. C’était si harmonieux et symphonique que Merry et Pippin composèrent quelques paroles pour l’occasion :

 

« Ce qui me plait dans cette soupe, c’est les petits oignons,

Les carottes, les haricots je trouve ça vraiment bon,

On a mis des choux et un peu de lardons bien gras

La soupe de Merry et Pippin, les aliens aimeront ça ! »

 

Et puis ils partirent en live (car ils avaient aussi emmené dans leur sac un peu de la bibine frelatée qu’on sert au Dragon Vert) et se mirent à brailler « T’es si mignon mignon mignon mignon mignon MIGNON mais GROS-GROS-GROS…. Et quand t’as fini de bouffer tu nous lâ-â-âches un gros… » mais à l’instant même où allait sortir… le dernier mot, un grand éclair suivit de ce qui ressemblait à un coup de tonnerre retentissant couvrit le bruit des gaz et plongea tous les flatuleurs dans un profond sommeil.

 

                                                                                   * * *

 

Quand Haldir reprit connaissance, ses compagnons avaient déjà tous émergés depuis un bon moment. Ils étaient enfermés dans un recoin du vaisseau spacial et leurs armes avaient disparu.

« Ah ça y est, elle se réveille, la belle au bois dormant !, » lança Ronon et malgré leur situation délicate, ils pouffèrent tous de rire.

Mais Haldir n’avait pas le cœur à répondre à la provocation. Pour le moment, son seul souci était de sortir de là pour retrouver ses frères. Il s’approcha des barreaux, les toucha et se retrouva cul par-dessus tête, cinq mètres en arrière avec la coupe de cheveux d’un Tokio Hotel. « Ah ouais, au fait, touchez pas la barrière à énergie, ça peut faire mal… » commenta Sheppard un peu tard.

 

                                                                                    * * *

 

D’interminables heures s’écoulèrent. Haldir avait du mal à supporter cette attente, d’autant plus que pour passer le temps Merry, Pippin et Sheppard jouaient à chifoumi tandis que Melian et Ronon jouaient au docteur, en alternance avec « pouet pouet camion ».

Soudain, un sas s’ouvrit et avant d’avoir pu dire Jack… Pradel, un extraterrestre gris et globuleux se tenait devant eux.

« Un asgard, je m’en doutais ! », murmura Sheppard à Ronon.

 

D’une voix étrange, l’extraterrestre s’adressa à eux : « Qui êtes-vous, étrangers ? Et pourquoi êtes vous venus rôder près de mon vaisseau ? »

Sheppard, qui avait l’habitude de ces rencontres du troisième type, lui répondit comme le leader désigné du groupe : - Salut, l’ami ! On est des voyageurs à la recherche d’aventure. Et vous, vous êtes qui ?

-         Je suis Loki… 

-         HAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!, s’exclama Melian : « o.k.i.l. : LOKI » : j’aurais du trouver ça toute seule !!! Du coup, je sais pourquoi vous avez enlevé des elfes : vous voulez tester leur ADN pour voir si, combiné au votre, il serait possible d’améliorer vos techniques de clonage pour réussir à mettre au point de nouvelles enveloppes charnelles plus performantes, capables d’abriter toute l’étendue de votre intelligence supérieure… »

 

Ils en restèrent tous ébahis ! C’est pas tous les jours que Melian balançait des phrases aussi élaborées ou un raisonnement aussi subtil…

 

« Oui, c’est exactement cela !, répondit le asgard. Maintenant, vous allez me suivre, je vous prie… »

 

Il activa un bitoniau sur le côté et les barreaux énergétiques disparurent soudain.

Ayant gobé leur histoire de voyageurs pacifiques, Loki ne se douta de rien et ne prit aucune précaution… C’est ainsi qu’Haldir en profita pour se précipiter vers lui, le ligoter en un tour de main et le secouer comme un prunier : « Qu’avez-vous fait de mes deux frères, espèce d’immonde créature visqueuse ?! Répondez moi vite ou je botte vos petites fesses grises et gluantes à grands coups de godillots !!! 

-         Si vous parlez de Rumil et d’Orophin, haleta Loki quand Haldir le lâcha enfin, ils sont en excellente santé et vous les trouverez à la cafet’… »

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