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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 10:00

La souveraine de Lothlorien lui tendit l’invitation et Melian la lut à voix haute sans s’en rendre compte :

 

« A ses très gracieuses majestés les souverains du royaume elfique de Lothlorien… blablablabla, …se rendre à Erebor, la Montagne solitaire… blablabla… convier aux épousailles … de la Princesse Ragnagna et de GIMLI, fils de Gloïn!!!! »

 

« QUOI ?! Gimli va se marier et on n’était même pas au courant ?!, brailla Melian dans un état de stupéfaction complet

- Et ça, c’est quoi, la liste de mariage ? » s’interrogea Galadriel, ramassant le petit papier tombé tout à l’heure.

 

S’il avait été possible que Galadriel ait l’air plus hallucinée que deux secondes plus tôt en lisant le faire part, ça aurait été là tout de suite !

 

« Ecoutez ça : c’est une lettre de Gimli : « Dame Galadriel, je fais appel à vous car vous êtes mon dernier espoir, je sais bien que je ne suis pas digne d’oser penser vous demander une telle chose, mais j’ai tant besoin d’aide et je ne sais plus vers qui me tourner. Mon père a décidé de me marier contre ma volonté. Il m’a enfermé en haut d’une tour en attendant la date fatidique J’ai tout d’abord tenté de demander à Legolas de me venir en aide mais il semble avoir disparu de la surface de la terre et j’ai peur qu’il ne lui soit arrivé malheur. Je m’en remets à vous, ma bonne Dame. Venez à mon secours, je vous en prie. Votre nain crasseux, dévoué et affectueux : Gimli »

 

Tous en restèrent muets de stupeur. Galadriel parut réfléchir intensément pendant une petite minute puis son visage s’éclaira et elle se tourna vers Haldir et Melian en leur disant l’air espiègle : « I have a cunning plan! »

 

* * *

 

Une heure plus tard, Galadriel était plâtrée, Celeborn avait mis un sac à patate sur sa tête et Haldir et Melian ajustaient leurs besaces et scellaient leurs montures.

Avant de leur donner ses dernières recommandations, Galadriel tendit une fiole scintillante à Melian, qui la rangea dans son petit sac à main en strass top fashion qu’elle comptait bien assortir avec ses pantoufles de verre pour le mariage.

« On est bien d’accord, tous les deux : remplissez votre mission mais pas de vagues, je ne veux pas entendre parler du moindre incident diplomatique avec les nains ; nos deux peuples viennent tout juste de commencer à se reparler depuis les jours sombres alors pas question de se faire pécho en train de s’immiscer dans leurs affaires internes. »

 

Haldir et Melian acquiescèrent et après un dernier salut respectueux à leur souveraine, s’en allèrent au triple galop en direction du nord.

A part quelques pauses pipi et une pause caca pour Haldir qui avait mangé du mauvais riz cantonais, ils filèrent toute la journée sans s’arrêter à travers les plaines, longeant le grand fleuve Anduin en direction de la vieille route de la forêt noire, qu’ils atteignirent le lendemain soir.

 

Mais à peine eurent-ils pénétré les bois sombres qu’Haldir -malgré les avertissements de Melian qui lui avait dit « fais gaffe, n’approche pas des arbres, ils ont l’air chelou »- se prit une branche en pleine poire et s’étala de tout son long sur le sentier. De grands éclats de rire fusèrent des feuillages quand des têtes elfiques et décolorées apparurent soudain au détour d’un chemin de la cordillère des Andes. C’était des elfes sylvains. Les habitants du royaume de Thranduil. Ils devaient être une vingtaine, sautillant et bondissant, chantonnant l’air guilleret tout un répertoire de chansons paillardes ou se pendouillant aux branches des grands arbres (d’ailleurs l’un d’eux lâcha prise et s’écrasa dans un buisson épineux). Visiblement, ils étaient tous sous LSD !

 

Celui qui semblait être leur chef, et qui en prime avait une haleine empestant l’ail, s’approcha d’Haldir et Melian pour les accueillir : « Obladi oblada, les amis ou qui que vous soyez… Bienvenu dans la forêt noire ! On est les gardes-frontière. Désolé, mais vous ne pouvez aller plus avant… sauf si vous avez un pti morceau de chorizo, ça suffira à nous corrompre… »

Par chance, Haldir en avait toujours dans sa gibecière et les elfes acceptèrent de les conduire jusqu’à leur souverain.

 

A la lueur psychédélique d’un stroboscope portatif, ils avancèrent toute la nuit, tenant leurs chevaux fatigués par la bride. La forêt noire avait beau être plus sûre depuis la chute de Sauron, Melian avait la pétoche : on lui avait parlé une fois d’un animal étrange appelé le Dahut avec des pattes plus courtes d’un côté que de l’autre… et puis, il y avait une autre créature qui l’effrayait encore plus…

Haldir se rendit compte qu’elle tremblait et claquait des dents depuis un bon moment.

« Tu as froid ?

- Nan, j’ai la frousse, j’en parle rarement mais je suis cuniculophobe…

- ??!!! Euh, Melian, j’ai pas l’intention d’entamer les préliminaires de notre nuit de noce –qui je le rappelle n’aura jamais lieu- là tout de suite ; alors détends toi…

- Mais non, banane ! Cuniculophobe c’est quand on a peur des lapins, pas quand on a peur des cunnis !! »

Il ne répondit rien, regarda ailleurs et ils continuèrent à avancer en silence.

 

Au petit matin, ils pénétrèrent dans la citadelle souterraine de Thranduil. Leur guide les conduisit jusqu’au souverain, qui était en train de prendre le petit déjeuné. Ça sentait le café et le toast qui a cramé.

« Ne dites rien, leur lança-t’il avec une moitié de croissant dépassant du bec, je parie un silmaril que vous êtes en route pour le mariage de Gimli et que vous avez pensé : tiens, et si on faisait une halte chez Thranduil pour lui taxer des vivres ?! P*** le Gloïn, il va m’entendre ! Il a intérêt à me rembourser le lembas et le chorizo que je suis obligé de distribuer à tous SES invités, histoire de pas passer pour le gros radin des Terres du Milieu!!! »

 

Et là, Melian et Haldir se rendirent compte qu’autour de la table du souverain de la forêt noire étaient assises diverses personnes qu’ils connaissaient : Merry et Pippin : chacun une énorme chopine à la main, Aragorn, la tronche toute collante de confiture d’abricot et Arwen, grignotant délicatement quelques fruits secs. Il y avait aussi Sheppard et Ronon – en tant qu’ambassadeurs terriens- et une jolie jeune femme qu’Haldir et Melian ne connaissaient pas.

Reposant l’énorme cuisseau de sanglier qu’il avait à la bouche, Ronon se leva et serra bien fort Melian dans ses bras, la soulevant de terre et la faisant tournoyer. Haldir lança un regard assassin au satédien et fut très surpris de voir la jeune femme inconnue en faire de même envers Melian.

 

« Bon, allez, puisque vous êtes là, asseyez vous, prenez donc un jus de fruit, un laitage, une tartine de pain avec du nutella et racontez moi donc comment va Galadriel… »

Thranduil fut peiné d’apprendre que la souveraine de Lorien avait eu un accident, mais il sembla jubiler en apprenant les petits malheurs de Celeborn (d’ailleurs Melian se dit soudain qu’elle n’aurait peut être pas du s’étendre sur les problèmes d’herpès de son monarque devant Thranduil et qu’il aurait mieux valut qu’elle ferme sa grande bouche…)

 

Puis, tandis que les hobbits sirotaient leurs cafés bruyamment, Haldir demanda brusquement :

« Dites-moi, votre majesté, où est le prince Legolas car je désire vivement m’entretenir avec lui et je ne puis le voir à cette table…

- Hélas, répondit Thranduil, le prince Legolas ne se trouve plus dans les frontières de ce royaume : il a basculé dans l’ombre !

- Hein ??!!

- Oui, il a mystérieusement disparu il y a trois mois. On l’a bien cherché deux, trois jours, mais comme on n’avait aucune piste et qu’il me restait une grille de sudoku à terminer, on a laissé tomber… »

 

Haldir et Melian hallucinaient quand soudain une cloche retentie. Un gros bonhomme entra escorté d’un garde. Melian sursauta en reconnaissant le postier qui avait remis le faire part de mariage à Galadriel.

« M’sieur Thranduil ? »

Les relents de gitane maïs donnèrent la nausée à toute l’assistance. D’un signe de tête, le souverain de la forêt noire lui signifia qu’il était bien celui qu’il cherchait. Alors le messager balança une enveloppe sur la table, où elle glissa sur deux bons mètres avant que Thranduil ne la chope, et, sans un pourboire, le gros bonhomme fut prié de repartir d’où il était venu.

Intrigué, Thranduil ouvrit la missive, remarquant au passage qu’elle datait d’il y a trois mois, et au bout de quelques instants, son visage se décomposa :

« Hélas, hélas, trois fois hélas, mais que diable allait-il donc faire dans cette galère ?? », s’exclama t’il avant que le papelard ne lui échappe des mains.

 

(à suivre...)

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