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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 10:10

Sheppard et Ronon déposèrent chacun discrètement une grenade dans un tonneau de bière traînant devant le salon de coiffure et quelques secondes plus tard la vitrine vola en éclat. Ils se précipitèrent alors à l’intérieur, faisant mine d’aller secourir les éventuels blessés mais en profitaient pour assommer tous les gardes de l’escorte de Gimli. Ce dernier put alors changer vite fait de place avec Sélin et disparaître dans l’arrière boutique.

 

Dès qu’il avait entendu l’explosion, Gloïn avait planté là Haldir et son élégie de l’endive pour aller voir de quoi il s’agissait. Il trouva celui qu’il pensait être son fils debout dans les décombres, et le fit sortir de la boutique fracassée, s’assurant qu’il n’avait pas été blessé.

 

« Tout va bien, père. Conduis moi à l’autel, je suis prêt.

- Ah, mon fils ! Je suis bien heureux de voir que tu es redevenu raisonnable à propos de ce mariage. Allons y ! »

 

* * *

 

Gandalf, en sa qualité de vieux schnock, avait été choisi pour présider la cérémonie et il fit une drôle de tronche en voyant apparaître le prétendu Gimli. Mais comme il avait déjà vidé deux barriques de bière, il ne se formalisa pas trop et prononça les paroles rituelles :

« Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs, étrangers venus de terres lointaines, amis de toujours, vous vous êtes rassemblés ici afin d’assister au mariage de Gimli, fils de Gloïn et de Ragnagna, fille du seigneur Pûdûk.

Frodon : montrez-leur les anneaux. »

 

Frodon déposa deux bagues sur un petit coussin rose.

 

Comme on peut s’en douter, les cérémonies naines n’étaient pas du genre à traîner en longueur et sans plus attendre, Ragnagna prit la main de son futur époux pour y passer l’alliance étincelante.

Elle qui avait semblé en pleine dépression depuis le début de la cérémonie, n’ayant eu aucune nouvelle de son doux ami Sélin, faillit pousser un cri de joie en le reconnaissant sous son déguisement Gimli-esque.

Elle se retint cependant de révéler la supercherie trop tôt et laissa Sélin lui passer à son tour l’anneau au doigt.

 

« Bien !!, se réjouit Gandalf : vous pouvez embrasser la mariée ! »

 

Sélin et Ragnagna se roulèrent une pelle, rappelant celle d’Aragorn et Arwen à leur propre mariage.

 

Ce fut lorsque Gloïn et Pûdûk se levèrent pour féliciter les mariés que Sélin arracha sa fausse barbe pour révéler à tous la vérité. Il savait qu’il était trop tard pour défaire ce qui avait été fait : les bagues ne pourraient plus être enlevées de leurs gros doigts boudinés !

 

Gloïn vira du blanc de la stupéfaction au rouge cramoisi de la rage la plus destructrice en deux secondes. Il allait ouvrir la bouche pour postillonner sa fureur quand Haldir fit signe à Legolas, qui sortit un papier de sa poche, arracha le micro des mains de Gandalf et se racla la gorge bruyamment.

 

« AHEM ! BONJOUR à TOUS ! EN TANT QUE TÉMOIN DU MARIÉ, IL EST DE MON DEVOIR DE FAIRE UN PETIT DISCOURS : alors voilà… commençons donc par le commencement : Jeannot Lapin naquit à l’âge de 12 ans… »

 

Au bout de la première minute du passionnant discours de Legolas, non seulement la colère et l’agitation était tombées, mais déjà, plusieurs personnes s’étaient endormies avec un bulle de morve au nez.

En moins d’un quart d’heure, tous les invités roupillaient sauf Melian et Elohwyn qui avaient pris soin de se boucher les oreilles avec des bananes.

Elles sortirent alors de leurs sacs à main les deux petits vaporisateurs et commencèrent à pschitter la gueule de tout le monde selon les instructions de Galadriel.

 

La fiole qu’elle avait donnée à Melian contenait une décoction de champignons hallucinogènes, de poudre de coquille de moule et d’yeux de tritons revenus à la poêle avec des échalotes, le tout parfumé au patchouli.

Cette recette secrète avait pour effet de détendre celui qui en était aspergé et de le rendre plus réceptif à l’amour pour son prochain.

 

« Oups », firent-elle en cœur avec un grand sourire, ayant chacune aspergé Haldir et Ronon.

 

Quand les vaporisateurs furent vides, elles allèrent débrancher le micro de Legolas qui finissait à peine le premier paragraphe du discours interminable qu’il avait pondu et peaufiné pendant toute la journée de la veille.

 

Les invités s’éveillèrent alors rapidement, l’air frais et dispo. Gloïn et Pûduk s’avancèrent vers les mariés.

Tout le monde retint son souffle, ne sachant si le plan avait vraiment marché.

 

« Qu’il en soit ainsi ! », lâchèrent-ils enfin en cœur.

 

Un grand « Youpi » retentit du côté de la boutique du coiffeur.

Gimli en émergea et alla serrer son père dans ses bras.

 

« Tu avais raison, fiston, il faut se marier selon son cœur et non selon les règles du plan d’urbanisme local ! »

 

La foule s’écria alors : « HOURRA, HOURRA POUR LES MARIÉS !!! » et, sous les applaudissements chaleureux, Sélin et Ragnagna descendirent l’allée fleurie, se faisant bombarder de riz Uncle Benz au passage.

 

Les cornemuses furent gonflées et les chopines remplies : les réjouissances pouvaient commencer !!!

 

* * *

 

Le banquet était pantagruélique, la bibine coulait à flot, les invités étaient dans un état d’allégresse peu naturel grâce à la mixture de Galadriel dont les effets étaient prévus pour durer jusqu’au lendemain matin.

 

Haldir, assis entre Melian –qui lui faisait du pied- et Gandalf –qui lui faisait du pied aussi, d’ailleurs-, savourait la fierté d’une mission rondement menée autant que la dinde farcie au chorizo qu’il avait dans son assiette.

 

Les jeux idiots -dont le traditionnel lancé de nains-, se succédèrent dans la joie et la bonne humeur. Puis le micro circula et tous les invités le souhaitant, interprétèrent leur chanson paillarde fétiche. Aragorn brailla d’ailleurs « Perrine était servante » au grand désespoir d’Arwen qui ne savait plus dans quel trou se cacher…

Cela faisait déjà belle lurette que plus personne n’était vraiment très clair.

 

Quand le soir tomba, les mariés firent une démonstration de tektônik, la danse folklorique la plus célèbre du peuple nain, bientôt rejoints par les seigneurs Gloïn et Pûdûk dont les performances furent exceptionnelles.

 

Une fois la pièce montée engloutie et la première bagarre collective déclenchée, le bal put débuter.

 

Melian se rendit soudain compte qu’Elohwyn et Ronon dansaient langoureusement la lambada dans leur coin et, ne voulant pas être en reste, engloutit cul sec une demie bouteille de Bailey’s avant d’aller inviter Haldir. À sa grande joie, il accepta. La potion de Galadriel était décidément vraiment efficace !

 

Ils dansèrent ensemble sur « Le petit Bonhomme en Mousse ». Ils dansèrent ensemble sur « Karma Chameleon ». Ils dansèrent ensemble sur « Fais tomber la Pluie ».

Ils firent la chenille et la danse des canards.

Ils mirent deux pièces d’or dans la cagnotte de la jarretière.

Ils rigolèrent à leurs blagues réciproques, burent encore un peu plus d’alcool et se goinfrèrent de petits fours.

 

Minuit sonnait quand les premiers accords du « Dernier Slow » retentirent. Haldir s’inclina alors devant Melian et lui tendit la main, un sourire complice sur les lèvres :

 

« M’accorderez vous cette danse, gente damoiselle ?

- Mais avec plaisir, mon beau Seigneur. »

 

Melian s’abandonna dans les bras puissants d’Haldir et plongea les doigts dans ses longs cheveux d’argent tandis qu’il lui collait les mains sur les fesses. Elle n’avait pas été inondée… d’allégresse comme ça depuis si longtemps qu’elle ferma les yeux et savoura un moment le bonheur existentiel d’être en vie.

 

Seuls le mince tissus de sa robe à moitié transparente et la tunique légère d’Haldir séparaient leurs deux corps frissonnants d’envie… et elle se félicita de ne pas avoir mis de petite culotte car, à cet instant, elle savait que ses sous vêtements auraient pu prendre feu spontanément.

 

Ils ne pouvaient pas être plus collés l’un à l’autre, ni ignorer plus longtemps le désir qu’ils avaient l’un pour l’autre. Haldir caressa les cheveux de Melian, lui tripatouillant les petites tresses et replaçant les mèches indisciplinées derrière ses jolies oreilles pointues Et enfin, n’y tenant plus, il lui murmura :

 

« Comprends-tu le chant d’espoir du loup qui meurt d’amour ?

- Et toi, peux tu peindre aux milles couleurs l’air du vent ?, lui répondit elle timidement dans un souffle

- Oh, Melian… La nuit est à nous et les étoiles sont belles : allons niquer dans les fourrés ! »

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commentaires

chloe 22/06/2016 14:32

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