Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 19:42

Chapitre 6

 

 

Elle revint vite tenant à la main une barbie chevelure magique présentant un petit air de ressemblance avec Galadriel et une peluche pokemon à l’effigie de Metapod…

 

« Ooooh, NOS DOUDOUS !!!, s’exclamèrent à l’unisson les deux elfes malades.

-         Si vous voulez récupérer vos doudous en bon état, les gars, il va falloir m’obéir : fini ces histoires de partir retrouver Loki : il vous a enlevé : c’est un vilain extraterrestre, pas beau, méchant! Répétez après moi : Lorien = bien, Loki = pas bien ! ! »

 

* * *

 

Quelques heures plus tard, après quelques menaces de couper les cheveux de la barbie et de passer le Metapod à l’amidon pour qu’il devienne tout dur, les barrières psychologiques des deux elfes cédèrent enfin et ils s’effondrèrent en larme sur l’épaule réconfortante d’Haldir, lui racontant par bribes le calvaire qu’ils avaient subi.

Quand ils furent enfin un peu apaisés, ils s’endormirent profondément, serrant fort contre eux leurs doudous chéris.

 

Haldir sortit épuisé de son talan où il les avait installés le temps qu’ils se remettent.

Il s’approcha de Melian qui se tenait là, attendant des nouvelles, prit la main de la jeune femme dans la sienne et la regarda droit dans les yeux sans la moindre trace d’animosité pour la première fois ; alors, il lui murmura : « Merci ! »

 

* * *

 

Leur mission accomplie, Sheppard et Ronon s’apprêtaient à rentrer chez eux avec les honneurs et se dirigeaient, escortés par Galadriel, Celeborn, Merry et Pippin vers la porte des Etoiles.

 

Haldir semblait tout jouasse à l’idée de se débarrasser enfin des deux intrus.

Au contraire, Melian, l’air sombre, était accrochée au bras de Ronon comme une moule à son rocher.  « Et si tu restais ici ?!, s’exclama t’elle soudain. On te trouverait sûrement un job très facilement. Tu pourrais….  euh, j’sais pas, devenir chef des gardes-frontière de Lorien ! On a besoin de quelqu’un de baraque à ce poste ! »

Haldir, juste derrière, ouvrit de grands yeux de merlan frit tellement il n’en croyait pas ses oreilles pointues !

« Non, je ne peux pas, ma belle, répondit Ronon, j’ai signé un contrat avec la MGM…

Mais toi, tu pourrais venir sur terre avec moi. Je te laisserai jouer avec mon gros… flingue si tu veux. Tu sais ça fait bien longtemps que personne d’autre que moi n’y a touché… »

Melian sembla considérer un instant la proposition puis couru à toute vitesse hors de la clairière : « Attends, j’vais chercher ma valise en cartooooooooooooon»

 

Haldir, frappé de stupeur par la tournure que prenaient les évènements, se secoua soudain et empoigna Ronon,  l’attirant à part, tandis que Sheppard donnait son adresse mail à Galadriel.

 

Le capitaine des gardes de Lorien n’en revenait pas lui-même mais il s’entendit alors apostropher ainsi le satédien :

 

« Non, mais qu’est ce que c’est que cette histoire, Melian n’ira nulle part avec toi !! Elle n’a rien à faire dans ton monde, c’est une elfe !

-         Elle est un peu poilue pour une elfe… répondit  Ronon en rigolant

-         Là n’est pas la question ! Elle reste ici ! Tu vois cette bague là (il lui colla son annulaire sous le nez) : ça veut dire qu’on est comme mari et femme ! C’est MA femme !

-         Ta femme ? C’est drôle, elle m’a dit que votre union était bidon puisque pas consommée… Aurais tu quelques problèmes d’érection, par hasard, blondinet ? Tu sais, à notre époque ça se soigne très bien… »

 

Haldir ouvrit la bouche pour balancer une réplique cinglante… mais les mots ne voulurent pas sortir. Un instant, il considéra la possibilité de... ou plutôt il réussit soudain à concevoir que… éventuellement…

Ronon le regarda droit dans les yeux quelques secondes et lui envoya une grande claque dans le dos en éclatant de rire. L’elfe fut bien entendu propulsé à terre mais eut le temps d’entendre son rival murmurer : « Prends ta décision –quelle qu’elle soit- et ne la fais plus mariner, sinon je reviendrais te friser la perruque et crois moi, t’aimeras pas le résultat, blondinet ! »

Puis il rejoignit Sheppard  devant la porte des étoiles.

 

Melian apparut alors toute essoufflée. « Désolée, Ronon,  je ne vais pas pouvoir venir : j’ai mon cours de yoga avec Gandalf demain et après j’ai promis à Gimli de l’aider à s’épouiller la barbe…

-         Dommage, ma belle. Je te laisse entre les mains manucurées du blondinet alors… Mais s’il te gave, n’hésite pas à m’appeler, je me ferais une joie de lui coller un coup de boule dans les gencives.

-         Merci, Ronon, répondit Melian en le serrant fort dans ses bras, tu es un vrai gentleman, toi… pas comme certains ! (ces derniers mots furent dits d’un ton sardonique, accompagné d’un regard en coin vers l’endroit où Haldir, qui avait finit par se relever, secouait ses cheveux pleins de feuilles mortes et de cloportes en tout genre)

 

Ils se firent la bise (là d’où venait Ronon, on en faisait 75 et cette coutume plaisait énormément à Melian) et,  après un dernier au revoir de la main, les deux membres de SGA  traversèrent la porte des étoiles vers de nouvelles aventures.

 

Enfin, le vortex disparut, plongeant la clairière dans la pénombre.

 

Haldir et Melian se dévisagèrent alors sans rien dire pendant quelques instants puis partirent chacun de leur coté, l’air un peu décontenancés.

Ils eurent tout de même le temps d’entendre Galadriel affirmer « Tout vient à point à qui sait attendre », Celeborn dire « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage », Merry ajouter « tant va la pinte à l’eau qu’à la fin elle se casse » et Pippin de conclure : « Quand est ce qu’on mange ? »

 

* * *

 

Les jours qui suivirent, Haldir surprit son monde par sa bonne humeur et son petit air guilleret. Certains mirent ça sur le compte de ses retrouvailles avec ses frères, d’autres pensèrent qu’il avait enfin trouvé un remède à ses problèmes d’hémorroïdes… Lui-même, n’aurait su dire ce qui le rendait si joyeux, mais les plus clairvoyants subodoraient qu’il y avait un rapport avec Melian et le fait qu’elle ne soit pas partie sur Terre avec Ronon…

Oh, ne nous y trompons pas ! Il affirmait toujours à la ronde que sa seule présence l’insupportait et qu’il n’existait rien de plus exaspérant que les tendances nymphomanes de cette frappadingue… Mais alors qu’il la regardait sortir d’une quincaillerie avec un stock de cordes sous le bras, dans le but immanquable de s’en servir pour l’attacher d’une manière ou d’une autre très prochainement (elle avait aussi dans son sac un slip en fer, des lunettes de plongée et une boite de sardines à l’huile périmées depuis 1953 et là il ne voyait pas à quoi ça pourrait bien lui servir…), il sentit naître un petit sourire sur ses lèvres.

 

Sans trop savoir pourquoi, il était satisfait. 

 

Les choses étaient rentrées dans l’ordre.

 

 

FIN

Repost 0
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 19:38

Chapitre 5

 

Haldir, un instant stupéfait par cette révélation, se reprit vite et, sans libérer Loki, ordonna au asgard de les conduire jusqu’à ses frères, après être passés récupérer leurs armes.

Un dédale de couloirs et de grilles en ferraille plus tard – Haldir trouva le moyen de s’exploser le crâne dans une poutrelle-, le groupe pénétra dans une vaste salle où s’alignaient bancs et tables de camping. Rumil et Orophin étaient là, nonchalamment installés dans un coin, en train de grignoter des croustilles de Belin et des twinuts de Benenuts. Une douce odeur d’anis flottait dans l’air.

« Hey, Haldir !! » , s’exclamèrent ils joyeusement en voyant arriver la petite troupe… mais leur visage prit soudain un air catastrophé en découvrant Loki ligoté comme un gros saucisson Justin Bridou. « Nooon, libérez Loki !! C’est notre pote !! 

-         Votre pote ? Vous oubliez qu’il vous a enlevé !!

-         Mais c’était pour la bonne cause, il a besoin de nous pour sauver son peuple ! » Et les deux elfes se levèrent et s’approchèrent du petit groupe  entourant le asgard, l’air prêt à en découdre…

-         Oh non, gémit Melian, je crois qu’ils sont atteint du syndrome de Stockholm ! »

 

Rumil appuya sur un bouton et parla dans une sorte d’interphone : « A moi, les petiots, des méchants attaquent papa !! » et en un instant, la salle se remplit d’une vingtaine de petites créatures étranges aux yeux globuleux, au nez en forme de groin et aux grandes oreilles semblables à celles des chauves-souris… Ils piaillaient d’une voix aiguë et couraient dans tous les sens sur leurs jambes très courtes, vêtus seulement d’un torchon à carreaux de mémé en guise de pagne.

 

« Allons bon, qu’est ce que c’est que ça, encore ?, s’interrogea Sheppard en voyant les créatures les encercler.

-         Ça, c’est tout ce que j’ai réussi à faire en couplant l’ADN des asgard à celui des elfes, répondit Loki… Je les ai appelé des ‘elfes de maison’ : ils ont un don inné pour faire le café et repasser les chemises en soie… je suis sûr qu’ils ont aussi pleins d’autres pouvoirs… mais malheureusement ils ne sont pas la clef génétique que j’attendais…

-         Euh, dites leur de se calmer là… nous, tout ce qu’on veut c’est récupérer les blondinets et les ramener dans leur forêt…

-         Mais je ne demande que ça ! En trois jours, ils m’ont bouffé ma réserve annuelle de chorizo !!

-         Bon assez bavassé ! », s’impatienta Ronon, qui détestait parlementer pendant des plombes alors qu’une solution rapide et radicale existait.

 

Il sortit son pistolet à énergie et en balança deux coups en direction de Rumil et Orophin qui s’écroulèrent instantanément. Haldir poussa un cri suraigu  et se précipita vers ses frères.

 

« T’inquiète, j’avais réglé mon flingue sur décharge paralysante. »

 

Suite à cela, Loki, ayant demandé aux elfes de maisons d’aller préparer une choucroute en cuisine,  fut libéré et convia nos héros à un ‘dîné de la paix’ presque parfait, au cours duquel il promit qu’il ne viendrait plus faire d’expérience en Terre du Milieu.

En échange Sheppard accepta de ne pas le dénoncer au Haut Conseil Asgard.

Il fut également convenu qu’il dégagerait son engin spacial de là aussitôt que possible et qu’il ramènerait le Maréchal des Logis Chef Cruchot dans son monde d’origine.

Quand la conversation vint à tourner autour du sort des elfes de maison, Loki dut reconnaître qu’il ne pouvait pas les garder avec lui, mais il s’engagea à les déposer sur une planète de sa connaissance où ils trouveraient sûrement à se rendre utiles…

 

Après une bonne nuit de sommeil dans des caissons à oxygène, Ronon et, Melian (qui avaient partagé le même caisson), Sheppard, les hobbits et Haldir (ses frères étant toujours HS) dirent au revoir à Cruchot, non sans émotion, notamment pour Haldir qui avait fini, contre toute attente, par s’attacher à ce petit bonhomme teigneux.

Puis, le vaisseau de Loki s’éloigna en pétaradant et disparu rapidement par delà les nuages… pendant un instant, il sembla à Haldir entendre une voix dans les airs disant : « je suis ton pèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèère » mais il pensa avoir rêvé…

Enfin, une fenêtre d’hyper espace s’ouvrit et la navette disparut, comme si elle explosait en millions de particules se dispersant dans la stratosphère… 

 

« Bon, bah y a plus qu’à rentrer au bercail ! Allé en route ! , lança Sheppard en rajustant les lanières de son paquetage

-Pff, va falloir se taper deux jours de marche. Trois si ces feignasses d’elfes ne se réveillent pas…, maugréa Ronon

- La faute à qui ?, répondit Haldir furax. T’avais qu’à pas les paralyser avec ton machin !

- Et tu crois qu’ils nous auraient suivi de leur plein gré ? Ils n’avaient pas l’air d’avoir envie de t’obéir, le décoloré !

- On se calme !, les conjura Melian, qui sentait que la situation pouvait dégénérer à tout instant. Elle distribua alors des MnM’s pour calmer les esprits belliqueux.

 

- Et qui nous dit qu’ils auront retrouvé leurs esprits quand ils se réveilleront ?, demanda Merry dans un éclair de lucidité

- Bah ! Qui vivra verra ! », conclut Pippin

 

* * *

 

Une semaine plus tard, ils arrivèrent en vue de Caras Galadhorn.

Rumil et Orophin avaient repris connaissance après une demie journée de marche, mais comme le craignaient certains, ils étaient toujours sous l’emprise du syndrome de Stockholm. Ils refusèrent catégoriquement de coopérer, ne parlant que de retourner auprès de Loki et de le laisser leur refaire des expériences… qu’ils avaient trouvées somme toute bien agréables…

Il avait fallut les bâillonner car ils saoulaient tout le monde.

Et puis, le quatrième soir alors qu’ils allaient retrouver les arbres de la Lorien, les deux guignols s’étaient enfuis (c’est les hobbits qui montaient la garde). Il avait fallu  deux jours pour les retrouver, coincés en haut d’un arbre avec des raptors prêts à les béqueter en bas. Ronon et son gros flingue n’avaient fait qu’une bouchée des bestioles, et on avait ligoté les deux elfes récalcitrants…

Dernière péripétie : Haldir s’était paumé et ils avaient tourné en rond sur les sentiers broussailleux pendant une bonne journée avant de retrouver la route initiale.

 

* * *

 

Galadriel et Celeborn les attendaient. Ils furent très surpris quand Haldir leur raconta le fin mot de l’histoire.

Cependant, Rumil et Orophin n’avaient toujours pas retrouvé leur état normal et cela inquiétait vivement leur grand frère.

Ils furent ligotés à un arbre car ils se débattaient trop et Galadriel utilisa tous ses pouvoirs pour les aider à reprendre leurs esprits : en vain.

Sheppard tenta quelques méthodes de déconditionnement qu’il avait apprises sur terre, sans plus de succès.

Ronon leur donna quelques baffes prétextant que ça pourrait peut être les aider à remettre leurs idées en place… ne récoltant aucun résultat probant si ce n’est un grand sentiment de satisfaction personnelle…

 

« Attendez, moi, je sais comment faire !!! », s’exclama soudain Merry.

Pippin le regarda stupéfait entre deux bouchées de lasagnes.

Merry crut bon d’expliquer à son compère : « Souviens toi, le mois dernier, Pippin, quand  j’ai mangé des concombres et des graines germées du quartier sud et que j’ai chopé la turista… J’avais dépouillé tous les lauriers de leurs feuilles et j’allais me résoudre à utiliser celles des tournesols du père Magotte quand Frodon a eu pitié de moi et m’a donné tout un sac de vieilles paperasses trouvées on ne sait où par Bilbon… Eh bien, je suis resté tellement longtemps accroupi que j’ai eu le temps de lire certains de ces trucs dont un appelé « Psychologie Magasine » dans lequel ils parlaient de cette maladie dont souffrent Rumil et Orophin : le syndrome de Stockholm…

Puis s’adressant aux autres : « Détachez-les et laissez-moi une demie heure avec eux. Je suis sûr de les ramener à la raison… Ce magasine est infaillible, il paraît que tout ce qu’on y lit est parole d’évangile…

-         C’est qui Eve Angil ? », demanda alors Pippin qui n’avait rien capté au discours de son pote.

Mais personne ne prit la peine de lui répondre.

 

 

Une demie heure plus tard, Merry sortait de la clairière où  on l’avait laissé seul avec Rumil et Orophin. Une grosse bosse s’épanouissait sur son crâne,  une flèche était plantée dans sa fesse gauche et il avait deux dents en moins… « Ah bah non, c’est pas efficace comme méthode… » lâcha t’il aux autres avant d’aller se faire admettre pour une quinzaine à l’infirmerie.

 

Haldir, excédé et inquiet, décida de prendre les choses en main : « Bon, ils ne veulent plus rester avec les elfes : il faut trouver un truc qu’ils aiment ici, quelque chose qui leur rappelle à quel point il fait bon vivre parmi les leurs… comme une sorte de lembas de Proust quoi…  (Proust étant un grand poète elfique du premier âge)

 

-         BON SANG, MAIS C’EST BIEN SÛR!!! », s’exclama Melian et elle parti à fond de train vers les talans des deux frères.

Repost 0
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 17:14

Le petit groupe avait marché toute la journée, se frayant péniblement un chemin à travers les hautes herbes.

A un moment, Sheppard s’était interrogé : « Quelqu’un peut me rappeler pourquoi on se fait chier à marcher alors qu’on aurait pu prendre un jumper et être rendu à destination depuis belle lurette ?? » et Melian avait répondu « Pour la même raison qu’on a demandé à la compagnie de l’anneau de traverser à pied la moitié du pays au lieu de coller Frodon et son anneau sur le dos d’un aigle kamikaze ! »

 

Le soir tombait quand ils arrivèrent en vue de l’engin. Tout autour d’eux, l’herbe était comme calcinée sur de grandes surfaces circulaires. Haldir se rendit soudain compte que Melian tenait sa gourde à la main et jetait de l’eau à droite à gauche l’air effrayée. « On voit bien que t’as pas vu « Signes » !, lui lança t’elle.

 

Quand la soucoupe ne fut plus qu’à quelques centaines de mètres, Haldir se tourna vers Cruchot : « Bon. Comment est ce qu’on rentre dans ce bordel ??! 

-         Mais j’en ai aucune idée, ma biche !, répondit le petit bonhomme d’une voix pleurnicharde alors qu’Haldir lui faisait les gros yeux. Ils m’avaient mal ligoté et j’ai réussi à sortir je ne sais trop comment, j’ai avancé dans les couloirs, tourné en rond, un sas s’est ouvert et je suis tombé comme dans un toboggan. Quand j’ai repris mes esprits, j’étais à l’extérieur de la navette alors j’ai couru aussi vite que j’ai pu -malgré mes ampoules au pied dues à des chaussures trop petites-  et j’ai traversé toute la plaine jusqu’à ce que vous me trouviez. Bon maintenant, s’il vous plait, je peux m’en aller, je suis attendu à un mariage, voyez vous… 

-         Nan, tu restes ici jusqu’à la fin ! On pourrait encore avoir besoin de toi… comme bouclier humain éventuellement ! »

 

 

Le petit groupe s’approcha de l’engin, en fit le tour plusieurs fois de suite sans voir la moindre entrée et tenta alors diverses choses comme prononcer des formules magiques contenant toutes les déclinaisons possibles du mot « mellon » ou frapper à grand coup de pied dedans –ce qui valut à Haldir -qui avait tenté cette méthode- deux orteils cassés et un décollage de semelle sur son godillot gauche…

Enfin, de guerre lasse, voyant qu’aucun résultat ne serait obtenu de cette manière, tous finirent par se regrouper l’air découragé autour d’un feu de camp.

 

« Je suis d’avis qu’on tire dessus, ou qu’on tente de faire une brèche au C4, suggéra Ronon entre deux bouchées de kinder bueno.

-         Ouais, c’est un peu radical comme méthode, Ronon. Je préfère garder ça en dernier recours, lui répondit Sheppard…

-         Mais j’y pense !!!, s’exclama soudain Cruchot ! Mon cousin germain, le Glaude, m’a dit un jour qu’il y a une chose à laquelle les extraterrestres ne peuvent pas résister et qui les attire irrésistiblement hors de leur tanière…

-         Et qu’est ce que c’est ?????!, demandèrent en chœur tous les autres

-         LA SOUPE AUX CHOUX ! » 

 

Il y eut comme un blanc. Un sentiment oscillant entre stupeur et consternation flotta quelques minutes sur le campement, jusqu’à ce que Pippin s’écrie : « Hey, mais ça tombe bien, on avait justement visité les cultures du Père Magotte avant de venir !!! » et il sorti quelques choux pomme, deux ou trois carottes, un gros oignon et une poignée de flageolets de son sac à dos.

Un chaudron d’eau bouillante fit son apparition et en un rien de temps une délicieuse odeur de boustifaille vint chatouiller les narines de nos héros…

 

« Bon, on attend qu’ils se pointent pour l’apéro ou quoi, les aliens ? questionna Haldir d’un ton acerbe. Juste en face de lui, Ronon et Melian patientaient en roucoulant et en tressant des couronnes de fleurs en plastique, qu’ils avaient cueillies dans un champ magnétique.

 - Ah mais non, ma biche, répondit Cruchot, il faut que nous dégustions la soupe d’abord et ce n’est que lorsque nous lâcheront les gaz que les extraterrestres se pointeront ! »

 

Sitôt dit, sitôt fait et rapidement le concert débuta. C’était si harmonieux et symphonique que Merry et Pippin composèrent quelques paroles pour l’occasion :

 

« Ce qui me plait dans cette soupe, c’est les petits oignons,

Les carottes, les haricots je trouve ça vraiment bon,

On a mis des choux et un peu de lardons bien gras

La soupe de Merry et Pippin, les aliens aimeront ça ! »

 

Et puis ils partirent en live (car ils avaient aussi emmené dans leur sac un peu de la bibine frelatée qu’on sert au Dragon Vert) et se mirent à brailler « T’es si mignon mignon mignon mignon mignon MIGNON mais GROS-GROS-GROS…. Et quand t’as fini de bouffer tu nous lâ-â-âches un gros… » mais à l’instant même où allait sortir… le dernier mot, un grand éclair suivit de ce qui ressemblait à un coup de tonnerre retentissant couvrit le bruit des gaz et plongea tous les flatuleurs dans un profond sommeil.

 

                                                                                   * * *

 

Quand Haldir reprit connaissance, ses compagnons avaient déjà tous émergés depuis un bon moment. Ils étaient enfermés dans un recoin du vaisseau spacial et leurs armes avaient disparu.

« Ah ça y est, elle se réveille, la belle au bois dormant !, » lança Ronon et malgré leur situation délicate, ils pouffèrent tous de rire.

Mais Haldir n’avait pas le cœur à répondre à la provocation. Pour le moment, son seul souci était de sortir de là pour retrouver ses frères. Il s’approcha des barreaux, les toucha et se retrouva cul par-dessus tête, cinq mètres en arrière avec la coupe de cheveux d’un Tokio Hotel. « Ah ouais, au fait, touchez pas la barrière à énergie, ça peut faire mal… » commenta Sheppard un peu tard.

 

                                                                                    * * *

 

D’interminables heures s’écoulèrent. Haldir avait du mal à supporter cette attente, d’autant plus que pour passer le temps Merry, Pippin et Sheppard jouaient à chifoumi tandis que Melian et Ronon jouaient au docteur, en alternance avec « pouet pouet camion ».

Soudain, un sas s’ouvrit et avant d’avoir pu dire Jack… Pradel, un extraterrestre gris et globuleux se tenait devant eux.

« Un asgard, je m’en doutais ! », murmura Sheppard à Ronon.

 

D’une voix étrange, l’extraterrestre s’adressa à eux : « Qui êtes-vous, étrangers ? Et pourquoi êtes vous venus rôder près de mon vaisseau ? »

Sheppard, qui avait l’habitude de ces rencontres du troisième type, lui répondit comme le leader désigné du groupe : - Salut, l’ami ! On est des voyageurs à la recherche d’aventure. Et vous, vous êtes qui ?

-         Je suis Loki… 

-         HAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!, s’exclama Melian : « o.k.i.l. : LOKI » : j’aurais du trouver ça toute seule !!! Du coup, je sais pourquoi vous avez enlevé des elfes : vous voulez tester leur ADN pour voir si, combiné au votre, il serait possible d’améliorer vos techniques de clonage pour réussir à mettre au point de nouvelles enveloppes charnelles plus performantes, capables d’abriter toute l’étendue de votre intelligence supérieure… »

 

Ils en restèrent tous ébahis ! C’est pas tous les jours que Melian balançait des phrases aussi élaborées ou un raisonnement aussi subtil…

 

« Oui, c’est exactement cela !, répondit le asgard. Maintenant, vous allez me suivre, je vous prie… »

 

Il activa un bitoniau sur le côté et les barreaux énergétiques disparurent soudain.

Ayant gobé leur histoire de voyageurs pacifiques, Loki ne se douta de rien et ne prit aucune précaution… C’est ainsi qu’Haldir en profita pour se précipiter vers lui, le ligoter en un tour de main et le secouer comme un prunier : « Qu’avez-vous fait de mes deux frères, espèce d’immonde créature visqueuse ?! Répondez moi vite ou je botte vos petites fesses grises et gluantes à grands coups de godillots !!! 

-         Si vous parlez de Rumil et d’Orophin, haleta Loki quand Haldir le lâcha enfin, ils sont en excellente santé et vous les trouverez à la cafet’… »

Repost 0
14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 11:48

Chapitre 3

 

 

Haldir avait passé une très mauvaise nuit : pas moyen de se reposer correctement ! Tout d’abord parce qu’il s’inquiétait pour ses deux frères, toujours aux mains d’extraterrestres dont les intentions restaient douteuses. De plus, quelle que soit la position qu’il choisissait une racine lui labourait le dos.

Ajouté à ça, Sheppard qui était manifestement incapable de monter la garde silencieusement (il avait passé son temps à chantonner « Solitary Man » près de leur feu de camp), Merry et Pippin qui ronflaient au moins autant que des nains et enfin Melian qui se croyait en vacances et qui s’était plainte du froid…

Il n’avait même pas eu le temps de la rembarrer et de l’envoyer se faire voir chez les haradhrims que ce gros barbare poilu de Ronon lui avait offert de partager son sac de couchage. Et agacé au plus haut point, Haldir avait entendu la jeune femme ronronner « Mmmmh, mmmmh, Ronon, c’est votre gros pistolet que je sens là ? Hihihi.»

 

                                                                          * * *

 

L’aube enfin.

Au milieu des odeurs de saucisses, bacon bien grillé, chorizo et café –qui ne manqueraient pas d’attirer les ennemis s’il y en avait dans les parages, Haldir se leva d’une humeur massacrante.

Sans un bonjour pour personne, il tartina sa galette de lembas avec de la confiture, mais elle lui échappa et tomba par terre -face confiture bien entendu- quand il vit Ronon brosser les cheveux de Melian et entreprendre de lui faire des dread locks.

« Mais vous croyez qu’on a le temps pour ça ?!!! », postillona t’il en direction des deux coupables.

Ronon lui lança un regard glacial : « Du calme, blondinet, ils vont pas s’envoler tes frangins. 

-         Euh, techniquement, ils pourraient -si les extraterrestres sont venus en vaisseau spatial… commenta Sheppard de son ton le plus conciliateur.

-         OK. On finit le petit dej’, on se brosse les dents et on repart », conclu Melian

 

Pippin faillit ajouter « hein ?! Mais alors, qu’en est-il du second petit déjeuné ?? », mais il préféra se taire en voyant la tronche d’atrabilaire* que tirait Haldir…

 

* Je tiens à préciser que j’ignorais totalement l’existence de ce mot (ainsi que sa signification bien entendu) avant qu’il ne me soit proposé par le dictionnaire des synonymes. Je préfère que  les choses soient claires : je m’en voudrais si vous en veniez à penser que je tente de vous impressionner avec des mots que vous connaissez pas…

 

                                                                                * * *

 

De retour sur les sentiers fleuris de la belle Lothlorien, la petite troupe avançait rapidement, menée par un Haldir toujours aussi furax. Et le fait qu’il s’étale tous les cinq cent mètres en trébuchant sur des racines, ronces et autres peaux de bananes abandonnées sur la route n’arrangeait rien.

« Hey, dis donc le blondinet, t’as besoin d’un déambulateur ? se moqua Ronon quand Haldir se fracassa le crâne contre un mallorne.

-         Vous n’auriez pas un problème d’oreille interne à tout hasard ? », ajouta Shepard

Mais Haldir, à moitié assommé,  ne répondit rien.

 

Soudain, les buissons s’agitèrent et un homme, l’air épouvanté, fonça droit sur eux en hurlant : « ils sont là, je les ai vu, ils ont le majeur plus long que nouuuuuuuuuuuuuuuus » et ils les dépassa, s’enfonçant dans la forêt, sans même avoir pris conscience de la présence de qui que ce soit.

Quand il fut hors de vue, tout le monde s’entreregarda l’air perplexe.

 

« Nous approchons de la lisière sud des bois, annonça Haldir. Tenez vous sur vos gardes ! 

-         Y a de drôles d’énergumènes sur vos Terres du Milieu je trouve, dit Ronon, s’adressant à Melian

-         Il y en avait moins avant… je me demande si en bottant les fesses de Sauron nous n’avons pas, d’une façon ou d’une autre, ouvert une faille spatio-temporelle… ya d’abord eu cet écrivain sortit de nulle part qui a interviewé tout le monde et a écrit un livre. Après, ce caméraman qui a tourné une reconstitution de la guerre de l’anneau… Et ensuite, tout s’est accéléré : pleins de personnes étrangères à notre monde se sont mises à vadrouiller sur les Terres du Milieu –notamment des groupes de jeunes filles hystériques qui en avaient après le prince Legolas… »

 

                                                                                       * * *

 

Les arbres se firent de plus en plus rares et bientôt une grande plaine couverte de hautes herbes fut en vue. « Arg, couina Melian, j’aime pas les hautes herbes… » (elle avait vu Jurassic Park et savait que c’était le territoire de prédilection des vélociraptors).  Ronon la serra dans ses bras pour la rassurer, ce qui eut le don d’agacer prodigieusement Haldir. Pour se calmer les nerfs, il grimpa tout en haut d’un des derniers grands arbres de la forêt.

 

« Que voient vos yeux d’elfes, Haldir ? demanda Merry entre deux bouchées de scones. Pippin, quant à lui, s’était assis et avait ouvert une barquette de coleslow pour le goûté

« Je vois trois grandes traces circulaires dans les champs et y a un truc qui brille à l’orée de la forêt de Fangorn, c’est trop loin pour être bien clair mais on dirait un couscoussier géant… Attendez ! Les herbes bougent ! Quelque chose ou quelqu’un vient dans notre direction ! »

 

Il redescendit de son arbre aussi vite que possible, mais une branche céda sous son poids et il s’écrasa au sol.

Près de lui, tous ses compagnons avaient sorti leurs armes : Sheppard un P90, Ronon son gros pistolet à énergie, Merry et Pippin leur…..euh, bah en fait ils n’avaient pas emmené d’arme mais ils brandissaient chacun un gros saucisson à l’ail AOC, et Melian avait sorti sa botte secrète : une santiag de deux mètres de long… dont elle trouverait bien l’utilité au combat d’une façon ou d’une autre.

Les hautes herbes s’agitèrent tout près et Melian, terrifiée, se colla à Ronon  tandis qu’Haldir, reprenant ses esprits, bandait… son arc. Mais une crampe à la main gauche lui fit lâcher trop tôt sa flèche et elle frôla le crâne chauve du petit individu renfrogné qui émergea soudain devant eux.

 

A première vue, ça n’était ni un hobbit, ni un nain malgré sa petite taille. Il portait un drôle d’uniforme beige avec marqué dessus « gendarmerie de St Tropez » et un képi assorti. Après avoir sursauté d’une façon fort singulière mais très comique, en voyant le comité d’accueil qui l’attendait armé jusqu’aux dents, il sortit une matraque et leur ordonna : « Faites voir vos majeurs ! » Ils lui obéirent sans trop savoir pourquoi et il eut l’air de se détendre un peu, même s’il garda quand même une face de constipé. « Bon, vous n’en êtes pas ! C’est déjà ça ! 

- On n’est pas des quoi ? questionna Sheppard

- De ces satanés extraterrestres! Ils m’avaient enlevé, mais j’ai réussi à leur échapper ! »

 

Il voulu continuer son chemin, mais Haldir le retint par l’épaule

« Pas si vite, petit bonhomme, nous sommes à la recherche de ses fameux extraterrestres : ils ont enlevé mes deux frères…

-         Ça c’est pas mon problème », rétorqua  le gendarme de façon fort peu aimable. Mais son ton changea radicalement quand Haldir sorti une dague noldorin et la lui colla sous la gorge. « Euh, oui, eh bien, ma biche, il se pourrait que d’autres personnes se soient trouvés à la merci des expériences humiliantes de ces fichus extraterrestres… j’ai bien cru voir d’autres décolorés dans votre genre effectivement… 

-         C’était eux ? , demanda Haldir en collant sous le nez de son interlocuteur une peinture le représentant avec Rumil et Orophin en train laver  leurs collants verts dans la Nimrodel

-         Euh, je crois bien que oui… »

 

Haldir rangea sa dague, tandis que Sheppard et Ronon jetaient un coup d’œil au portrait des trois frères.

« Dis donc, blondinet, t’as été adopté ? demanda Ronon

-         Non, pourquoi ? répondit Haldir agacé

-         Bah, tes frangins se ressemblent mais toi, t’as pas grand-chose en commun avec eux. Ils sont fins et élégants tandis que toi t’as surtout l’air grassouillet ! »

Haldir grommela quelque chose à propos de grands coups de godillot dans le dos qui se perdaient… Pendant ce temps Melian gloussait et  Merry et Pippin révélaient à Sheppard qu’Haldir était un gros consommateur de charcuterie alsacienne et client d’honneur au resto « Chez Michelle » réputé pour cuisiner la meilleure choucroute de la région.

 

« Par contre, continua Ronon, vous auriez pas un lien de parenté avec lui ? » Et il désigna le petit bonhomme au képi.

Cette fois ci, tout le monde s’esclaffa, sauf les deux concernés, qui tiraient leurs tronches des plus mauvais jours… ce qui accentuait encore la ressemblance.

« On est là pour retrouver mes frères, oui ou non ?, grogna Haldir tout rouge, sentant la moutarde lui monter au nez. Alors on se remet en route et toi, tu viens avec nous, tu nous serviras de guide ! » Il chopa le petit bonhomme par le colback et l’obligea à ouvrir la marche vers l’engin extraterrestre duquel il venait de s’échapper.

L’étranger protesta, supplia, tenta de donner des baffes à droite à gauche, chouina, invectiva tout le monde : sans succès. Et comme dans le fond, c’était un pétochard,  il finit par obéir.

 

Et ils commencèrent la traversée de la plaine.

 

« Au fait, on sait même pas comment il s’appelle, s’enquit Merry au bout de quelques minutes pour détendre l’atmosphère pesante qui s’était installée…

- Je suis le Maréchal des logis chef Ludovic Cruchot ! »

 

(à suivre… )

Repost 0
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 09:48

Chapitre deux.

 

Haldir, stupéfait, ne sut que répondre.

N’ayant pas ses verres progressifs, il ne distinguait pas grand-chose dans le miroir de Galadriel et devait donc faire confiance à sa souveraine pour décrire la scène qui s’était formée dans l’eau magique.

 

« Alors, on dirait qu’ils sont à l’intérieur d’une sorte de grotte, je vois des murs étranges et des boules de lumière verte qui flottent… Ils sont couchés, nus, sur des espèces de petites tables et sont reliés à des fils bizarres… Ils sont attachés… mais je vois Rumil qui bouge les doigts : il semble essayer de se gratter le postérieur…. Orophin est réveillé aussi : ses orteils gigotent…. Oula ! Qu’est ce que c’est que ça ??!, s’écria soudain Galadriel.

-         Quoi ?? Qu’avez-vous vu ?? », s’enquit  Haldir qui ne savait que penser d’une telle description

 

Galadriel fit un brusque mouvement en arrière et le miroir sembla s’éteindre.

« J’ai vu une affreuse créature, aussi laide qu’un gobelin, petite, grise, avec de gros yeux globuleux. Et à un moment, j’ai vu 4 lettres : O.K.I.L. Et plus rien. »

« Mais qu’est ce  que tout ça peut bien vouloir dire ???

-         Je n’en ai aucune idée, Haldir. C’est peut être un anagramme… KOLI ? KILO ?

Quoi qu’il en soit, il semblerait que Rumil et Orophin soient aux mains de cette créature… »

 

Le visage décomposé par l’angoisse et le désespoir, le capitaine des gardes de Lorien se laissa tomber sur une souche. Il s’en rendrait compte plus tard : une écharde d’au moins trois centimètres venait de s’enfoncer dans sa fesse gauche. Mais pour l’instant, la douleur n’avait pas encore été relayée jusqu’au cerveau tellement il stressait. Melian, qui avait assisté à toute la scène, lui posa une main réconfortante sur l’épaule.

 

« Si seulement, j’avais passé la soirée avec eux, murmura t’il faiblement pour lui-même., … rien de tout cela ne serait jamais arrivé. Mais ils m’ont tellement saoulé pendant notre mois de garde que je les ai envoyé bouler… » Il sembla alors conscient de la présence de Melian. « Tu n’as rien vu, hier soir, quand tu es repartie de chez moi ?

-         Repartie de chez toi ?

-         Oui, quand tu as essayé de forcer ma porte. Au fait, désolée pour le piège à limaces, mais j’ai horreur que ces bestioles viennent bouffer mes laitues…

-         Je vois absolument pas de quoi tu veux parler, Haldir, j’ai passé la soirée –et une bonne partie de la nuit- à m’épiler la moustache… Galadriel te le dira, elle était là en train de se faire les cuticules…

-         Mais alors ? Qui a essayé d’entrer chez moi cette nuit ?? »

 

Les neurones des trois elfes (enfin, si on considère que Melian fait parti de la gent elfique bien entendu) se connectèrent et soudain Galadriel s’exclama :

« Alors c’est que, toi aussi, la créature a essayé de t’enlever, mais elle n’y est pas parvenue !! »

Melian et Haldir acquiescèrent, mais ça ne les avançait guère…

 

C’est alors que Celeborn se pointa dans la clairière. Il tenait à la main un rouleau : le rapport des éclaireurs du sud. Il le déroula et lut à voix haute « D’étranges cercles ont été vus dans les champs de blé entre la Lothlorien et la forêt de Fangorn –stop- envoyer chorizo en ravitaillement –stop- a plus dans le bus –terminé- »

Quelques secondes s’écoulèrent et Melian, les sourcils froncés par la concentration, finit par lâcher : « Je crois bien que nous avons à faire…

-         … à un SERIAL KILLER !

-         Qui a dit ça ??? »

 

 Les bosquets s’agitèrent et deux têtes touffues en jaillirent

 -Euh, bah c’est nous… On n’a pas pu s’empêcher de tout entendre et Pippin n’a pas résisté à l’envie de sortir une connerie, comme d’hab’… »

 

Merry et Pippin s’approchèrent secouant leurs capes pleines de bestioles. A tous les coups, ils s’étaient encore faufilés en Lothlorien pour chouraver des champignons hallucinogènes et échapper au discours d’intronisation de Sam Gamegie qui venait d’être élu maire de Hobbitebourg.

 

Haldir, peu intéressé par les frasques des hobbits et toujours aussi inquiet quant au sort de ses deux frères, relança la conversation : « Alors, on aurait à faire à … un … serial killer ? 

            - Naaan, répondit Melian, à la base je voulais dire que cette histoire ressemble à s’y méprendre à un enlèvement extraterrestre ! Et je sais exactement qui pourrait nous aider ! »

 

Melian se tourna vers Galadriel : « C’est un cas d’urgence, là ! » Alors cette dernière sortit un i-phone 4 3G+ de son soutien-gorge et le tendit à son amie qui pianota immédiatement sur les touches. Devant l’air perplexe d’Haldir, la souveraine de Lorien s’expliqua : « j’ai dû confisquer tous les gadgets de ce genre, téléphones mobiles, ordinateurs portables etc. : tout d’abord parce que, sinon, Melian passerait son temps à jouer à la ferme virtuelle, et en plus depuis que les paris en ligne sont autorisés, c’est même pas la peine pour Celeborn, la tentation serait trop grande ; j’ai pas envie qu’il mise mon anneau Nenya, une dague noldorin ou d’autres reliques elfiques ! Et enfin, j’ai de sérieux doutes quant à l’innocuité des ondes émises par ce genre d’engin : surtout pour nos jolies petites oreilles pointues ! »

 

Haldir n’écouta qu’à moitié, et se tourna immédiatement vers Melian quand elle déclara : « C’est bon, ils nous envoient une équipe ! » Galadriel et Melian se dirigèrent alors, suivit par tous les autres, vers un coin perdu de Caras Galadhorn.

Haldir n’en cru pas ses yeux quand il vit une porte des étoiles au beau milieu d’une clairière dans laquelle il ne se souvenait même pas avoir jamais mis les pieds !

 

« Vous avez transporté ici celle de Fontcombe ? , demanda Merry

- Non, on en a acheté d’autres sur e-bay, c’est vachement pratique pour se déplacer et surtout ça m’évite de communiquer avec Elrond par télépathie : ça me collait des migraines d’enfer ! », répondit Galadriel.

 

La porte se mit soudain en marche, le vortex se forma et 2 silhouettes se matérialisèrent. Melian fronça les sourcils : visiblement, ce n’était pas les personnes qu’elle attendait quand soudain : son regard se posa sur un grand barbare touffu qu’elle identifia immédiatement comme l’incarnation ultime de la... virilitude ! Elle poussa alors un hurlement strident : « Ah !!! Là !!!! Une araignée !!!!! » et sauta dans les bras ultra musclés de cet étalon ! Il sortit alors son énorme… flingue et le pointa vers le sol en répondant d’une voix plus grave que celle de Barry White : « Où ça que je l’éclate ?!! » et il ajouta « Je sais aussi parfaitement tondre les pelouses, ma belle ! » « Mon héros… », murmura Melian se pelotonnant contre les pectoraux surdimensionnés de son protecteur  !

 

Haldir tirait une tête de trois pieds de long. Certainement parce que tout ce cirque ne faisait en aucun cas accélérer la libération de ses deux frères.

Melian demanda alors aux nouveaux venus : « Mais au fait : où est SG1 ? Je pensais que c’est eux qu’on m’enverrait ! Vous êtes qui, vous ?

- Nous on est la moitié de SGA – la meilleure moitié, cela va sans dire- : je suis le Lieutenant John Sheppard… et si vous pouviez lâcher la jambe de Ronon maintenant, ça serait sympa, merci !

Bon alors, ils sont où vos extraterrestres ?? »

 

Après un moment de flottement, quelques explications et autres indications de chemin à prendre, une petite troupe -composée des 2 membres de SGA, plus Haldir, Melian, Merry et Pippin (bien que ces deux derniers n’aient aucune raison valable d’accompagner les autres… comme à chaque fois qu’ils participaient à une aventure en fait)- se mit en route pour la lisière sud des bois.

Haldir, qui connaissait les sentiers comme sa poche, les guidait, jetant de temps à autre un regard assassin vers Ronon et Melian qui fermaient la marche, bras dessus, bras dessous, l’air de trouver très agréable leur compagnie mutuelle.

Il fallait deux jours de marche pour atteindre les fameux cercles étranges dans les champs. Le soir venu, ils firent donc halte pour partager quelques saucisses et du bacon bien grillé.

 

Alors que la troupe se préparait à s’étendre sur des lits de fougères pour la nuit, Haldir, qui se soulageait contre un mallorne fut soudain rejoint par le dénommé Ronon, venu lui aussi vider sa vessie avant d’aller dormir. Ils se lancèrent un regard noir réciproque, mirent la puissance maximale dans leurs jets et Haldir rangea finalement sa stoukette dans son collant vert en grommelant à voix basse « Grublrmbl… troll poilu des cavernes ! »

« Il a un problème le blondinet ? », lança à son tour Ronon Dex

Mais Haldir n’eut pas le temps de répondre car il se prit les pieds dans une racine et se fracassa la tête dans un bosquet d’aubépine.

 

                                                                                                                      (à suivre…)

Repost 0
12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:57

Chapitre un

 

La nuit était douce et les étoiles brillaient.

Haldir était rentré le soir même des frontières de la Lorien où il était resté stationné un mois avec ses troupes. Quelques escarmouches avec les gobelins comme toujours, mais à part ça, pas grand-chose à signaler. Bon, ok, il s’était fracassé  au moins cinq fois la tête en tombant des arbres sur lesquels il montait la garde et il avait chopé la gale en faisant la bise à un troll suite à un pari perdu avec son premier lieutenant… mais il allait éviter de mettre ça dans son rapport.

 

Il avait apprécié retrouver le confort de son talan… sauf au moment où il avait découvert avec stupeur que ses toilettes sèches débordaient alors qu’il était sûr de les avoir vidées avant de partir : quelqu’un de mal intentionné serait il venu chier chez lui pendant son absence ? Il faudrait qu’il tire ça au clair dès le lendemain !

 

Mais pour l’instant, il se reposait bien tranquillement et imperturbablement, laissant son esprit vagabonder.

Ses pensées l’amenèrent tout droit au « Lothlorien Inn » : c’était ainsi que, dans ses rêveries, il nommait le bar de nuit qu’il fonderait,  le jour où il se déciderait enfin à quitter l’armée. Un bel endroit, bien décoré avec des banderoles arc-en-ciel, où on ne boirait que des pintes même s’il nous en reste une à moitié pleine. Et à toute heure, on y servirait des patates bouillies…

Il verserait la bibine personnellement dans les chopines des habitués et porterait un joli petit tablier blanc en dentelle…

 

« Oh et puis, pourquoi se contenter de si peu ?, se dit il soudain.  Il faut avoir de l’ambition dans la vie ! Et si je défrichais un petit coin sombre et dangereux de la Forêt Noire pour créer une superbe foire, avec pleins d’attractions amusantes ? J’appellerait ça « Mirkwood Fair »… ou alors « La Foire à Neuneu », j’hésite encore…Ah ouais, merde, impossible puisqu’on va se casser à Valinor sous peu… hey, mais y a sûrement de nombreux endroits à fort potentiel là bas… ! »

 

Il devait être 4 heures du matin quand quelque chose détourna son attention de ses projets grandioses de débroussaillage. La nuit était particulièrement sombre, malgré la mauvaise habitude qu’avait pris Galadriel de laisser toutes les loupiottes allumées.

Il entendit  soudain un craquement tout proche, comme si quelqu’un marchait sur la terrasse.

Il leva les yeux au ciel excédé : « P***, à tous les coups c’est encore cette malade de Melian qui veut consommer sa nuit de noce !!  Cette fois ci, elle va vraiment le regretter ! »

Il se planqua en embuscade derrière la  porte. Les grattements se rapprochèrent. Sans bruit, il attrapa un balai de paille. La porte grinça et s’entrouvrit…

 

Et sans attendre d’en savoir plus, Haldir colla une volée de coups de balai à l’intrus qui battit bien vite en retraite, se prit les pieds dans l’échelle de corde et s’écrasa finalement en bas de l’arbre en faisant « splouitch ».

Perplexe, Haldir haussa le sourcil gauche, se demandant d’où pouvait bien provenir un tel son étrange… et il en conclu que son agresseuse présumée avait du atterrir sur l’énorme piège à limace qu’il avait posé quelques heures plus tôt en bas de chez lui.

Il jeta un coup d’œil par-dessus la rambarde, mais il faisait trop sombre pour y voir quoi que ce soit.

Puis il chassa toute trace de l’incident de son esprit –tellement il avait l’habitude de ce genre d’incursions- et retourna se coucher.

 

 

                                                                                      * * *

 

Le lendemain, Haldir tapait du pied avec impatience.

Debout sur le champ de tir, il attendait ses deux frères, en retard pour les exercices du matin.

L’arc est une discipline demandant beaucoup d’entraînement si l’on veut rester au top et surtout : meilleur que ces nazebroques d’elfes sylvains ! Il en mangerait son carquois si un jour ce guignol de Legolas le  surpassait au tir à l’arc !!

Quand plus d’une heure se fut écoulée et qu’il eut surpris plusieurs de ses hommes en train de se faire une belotte, il se décida à aller chercher ses frangins lui-même et à les ramener par la peau du cul si nécessaire ! Tels qu’il les connaissait, ils devaient avoir fait la bringue la veille au soir et pionçaient dans leur vomi…  Y avait pas moyen, hein, fallait toujours que l’un ou l’autre lui pète les glaouis ! Un coup c’était Rumil qui le saoulait avec ses histoires de coeurs –la plupart imaginaires d’ailleurs- totalement gonflantes ; la fois d’après c’était Orophin qui lui tenait la jambe pendant des plombes en lui parlant de sa passion pour les coléoptères… Et dire qu’il les supportait depuis 4500 ans !

 

Maugréant tout le long du chemin sur les désavantages d’être l’aîné, il finit par arriver devant la porte du talan de Rumil : elle était à moitié arrachée de ses gonds. Mais dans quel état était il rentré chez lui pour avoir ainsi déglingué sa porte ?!!, Haldir soupira de découragement en frappant au carreau, histoire de… Pas de réponse bien entendu.

Une fois à l’intérieur : nulle trace de Rumil parmi les brouillons de poèmes cucul-la-praline et autres lettres d’amour jamais envoyées. Haldir fit rapidement le tour de la demeure de son frère : beaucoup de bordel, des restes de lembas à moitié mangés, une impressionnante collection de parchemins porno imprimés à Mirkwood par les elfes sylvains… mais point de Rumil à l’horizon.

 

« Il a du aller squatter chez Orophin », fut l’explication la plus logique que trouva Haldir, qui se dirigea vers le talan tout proche de son autre frère. Mais là non plus, personne. Un peu moins de bazar, des gravures de coléoptères clouées au mur, un tas de sous vêtements sales dans un coin, mais aucune trace de quelque elfe que ce soit. Non, rien. Que dalle.

 

Dubitatif, le capitaine des gardes de Lorien commença à se poser sérieusement des questions sur l’endroit où ses frères avaient passé la nuit. Il retourna sur le champ de tir interroger les camarades de Rumil et Orophin : personne ne les avaient vu depuis la veille, apparemment, fait exceptionnel : il n’y avait pas eu de beuverie pour fêter le retour de la garde.

Renvoyant ses hommes pour la matinée, Haldir entreprit alors de se rendre dans tous les endroits de la cité où ses deux nigauds de frangins étaient susceptibles de se planquer : il écuma les bistrots, les écoles de danse et les boucheries charcuteries sans trouver le moindre indice…

L’inquiétude commençait à le gagner et il passa l’après midi à fouiller les fossés, les bottes de foin, les tas de compost et les buissons d’ortie… bref, tous les endroits où on pouvait rouler ivre mort en attendant  des jours meilleurs : sans plus de résultat.

 

A la nuit tombante, il demanda audience à Galadriel.

Son anxiété était telle qu’il manqua la dernière marche et dégringola l’escalier principal de Caras Galadhorn jusqu’en bas !  Deux heures plus tard –le temps de remonter- il se présenta devant sa souveraine qui était en train de dessiner des chibi bonshommes avec Melian, tandis que Celeborn, semblant s’ennuyer mortellement, assis dans son coin,  était en train de se curer le nez.

 

Haldir les mit au courant de la disparition de ses deux frères. Eux non plus ne les avaient pas vu de la journée : en même temps, normal puisqu’ils n’avaient pas bougé leurs culs de leur perchoir depuis plusieurs jours. Galadriel se dévoua pour aller jeter un coup d’œil dans le miroir afin de rassurer son capitaine, bien qu’à ce moment là, elle était persuadée que Rumil et Orophin devaient être partis en douce à la pêche aux têtards pour décompresser.

 

Mais quand elle se pencha au dessus du bassin, elle faillit s’étrangler :

 

« Par tous les Valars ! !!

-         Qu’y a-t-il ? Où sont ils, s’écria Haldir alarmé

-         Où ils sont, j’en ai aucune idée, mais ce qui est sûr : c’est qu’ils y sont à poil !

 

                                                                                           (à suivre…)

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de momoa.over-blog.com
  • Le blog de momoa.over-blog.com
  • : Petits écrits passe-temps qui devaient rester confidentiels, planqués sur ma page Facebook, jusqu'à ce que Y. s'en empare pour les publier dans ce blog et Dieu sait où encore!
  • Contact

Recherche