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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 11:48

Chapitre 3

 

 

Haldir avait passé une très mauvaise nuit : pas moyen de se reposer correctement ! Tout d’abord parce qu’il s’inquiétait pour ses deux frères, toujours aux mains d’extraterrestres dont les intentions restaient douteuses. De plus, quelle que soit la position qu’il choisissait une racine lui labourait le dos.

Ajouté à ça, Sheppard qui était manifestement incapable de monter la garde silencieusement (il avait passé son temps à chantonner « Solitary Man » près de leur feu de camp), Merry et Pippin qui ronflaient au moins autant que des nains et enfin Melian qui se croyait en vacances et qui s’était plainte du froid…

Il n’avait même pas eu le temps de la rembarrer et de l’envoyer se faire voir chez les haradhrims que ce gros barbare poilu de Ronon lui avait offert de partager son sac de couchage. Et agacé au plus haut point, Haldir avait entendu la jeune femme ronronner « Mmmmh, mmmmh, Ronon, c’est votre gros pistolet que je sens là ? Hihihi.»

 

                                                                          * * *

 

L’aube enfin.

Au milieu des odeurs de saucisses, bacon bien grillé, chorizo et café –qui ne manqueraient pas d’attirer les ennemis s’il y en avait dans les parages, Haldir se leva d’une humeur massacrante.

Sans un bonjour pour personne, il tartina sa galette de lembas avec de la confiture, mais elle lui échappa et tomba par terre -face confiture bien entendu- quand il vit Ronon brosser les cheveux de Melian et entreprendre de lui faire des dread locks.

« Mais vous croyez qu’on a le temps pour ça ?!!! », postillona t’il en direction des deux coupables.

Ronon lui lança un regard glacial : « Du calme, blondinet, ils vont pas s’envoler tes frangins. 

-         Euh, techniquement, ils pourraient -si les extraterrestres sont venus en vaisseau spatial… commenta Sheppard de son ton le plus conciliateur.

-         OK. On finit le petit dej’, on se brosse les dents et on repart », conclu Melian

 

Pippin faillit ajouter « hein ?! Mais alors, qu’en est-il du second petit déjeuné ?? », mais il préféra se taire en voyant la tronche d’atrabilaire* que tirait Haldir…

 

* Je tiens à préciser que j’ignorais totalement l’existence de ce mot (ainsi que sa signification bien entendu) avant qu’il ne me soit proposé par le dictionnaire des synonymes. Je préfère que  les choses soient claires : je m’en voudrais si vous en veniez à penser que je tente de vous impressionner avec des mots que vous connaissez pas…

 

                                                                                * * *

 

De retour sur les sentiers fleuris de la belle Lothlorien, la petite troupe avançait rapidement, menée par un Haldir toujours aussi furax. Et le fait qu’il s’étale tous les cinq cent mètres en trébuchant sur des racines, ronces et autres peaux de bananes abandonnées sur la route n’arrangeait rien.

« Hey, dis donc le blondinet, t’as besoin d’un déambulateur ? se moqua Ronon quand Haldir se fracassa le crâne contre un mallorne.

-         Vous n’auriez pas un problème d’oreille interne à tout hasard ? », ajouta Shepard

Mais Haldir, à moitié assommé,  ne répondit rien.

 

Soudain, les buissons s’agitèrent et un homme, l’air épouvanté, fonça droit sur eux en hurlant : « ils sont là, je les ai vu, ils ont le majeur plus long que nouuuuuuuuuuuuuuuus » et ils les dépassa, s’enfonçant dans la forêt, sans même avoir pris conscience de la présence de qui que ce soit.

Quand il fut hors de vue, tout le monde s’entreregarda l’air perplexe.

 

« Nous approchons de la lisière sud des bois, annonça Haldir. Tenez vous sur vos gardes ! 

-         Y a de drôles d’énergumènes sur vos Terres du Milieu je trouve, dit Ronon, s’adressant à Melian

-         Il y en avait moins avant… je me demande si en bottant les fesses de Sauron nous n’avons pas, d’une façon ou d’une autre, ouvert une faille spatio-temporelle… ya d’abord eu cet écrivain sortit de nulle part qui a interviewé tout le monde et a écrit un livre. Après, ce caméraman qui a tourné une reconstitution de la guerre de l’anneau… Et ensuite, tout s’est accéléré : pleins de personnes étrangères à notre monde se sont mises à vadrouiller sur les Terres du Milieu –notamment des groupes de jeunes filles hystériques qui en avaient après le prince Legolas… »

 

                                                                                       * * *

 

Les arbres se firent de plus en plus rares et bientôt une grande plaine couverte de hautes herbes fut en vue. « Arg, couina Melian, j’aime pas les hautes herbes… » (elle avait vu Jurassic Park et savait que c’était le territoire de prédilection des vélociraptors).  Ronon la serra dans ses bras pour la rassurer, ce qui eut le don d’agacer prodigieusement Haldir. Pour se calmer les nerfs, il grimpa tout en haut d’un des derniers grands arbres de la forêt.

 

« Que voient vos yeux d’elfes, Haldir ? demanda Merry entre deux bouchées de scones. Pippin, quant à lui, s’était assis et avait ouvert une barquette de coleslow pour le goûté

« Je vois trois grandes traces circulaires dans les champs et y a un truc qui brille à l’orée de la forêt de Fangorn, c’est trop loin pour être bien clair mais on dirait un couscoussier géant… Attendez ! Les herbes bougent ! Quelque chose ou quelqu’un vient dans notre direction ! »

 

Il redescendit de son arbre aussi vite que possible, mais une branche céda sous son poids et il s’écrasa au sol.

Près de lui, tous ses compagnons avaient sorti leurs armes : Sheppard un P90, Ronon son gros pistolet à énergie, Merry et Pippin leur…..euh, bah en fait ils n’avaient pas emmené d’arme mais ils brandissaient chacun un gros saucisson à l’ail AOC, et Melian avait sorti sa botte secrète : une santiag de deux mètres de long… dont elle trouverait bien l’utilité au combat d’une façon ou d’une autre.

Les hautes herbes s’agitèrent tout près et Melian, terrifiée, se colla à Ronon  tandis qu’Haldir, reprenant ses esprits, bandait… son arc. Mais une crampe à la main gauche lui fit lâcher trop tôt sa flèche et elle frôla le crâne chauve du petit individu renfrogné qui émergea soudain devant eux.

 

A première vue, ça n’était ni un hobbit, ni un nain malgré sa petite taille. Il portait un drôle d’uniforme beige avec marqué dessus « gendarmerie de St Tropez » et un képi assorti. Après avoir sursauté d’une façon fort singulière mais très comique, en voyant le comité d’accueil qui l’attendait armé jusqu’aux dents, il sortit une matraque et leur ordonna : « Faites voir vos majeurs ! » Ils lui obéirent sans trop savoir pourquoi et il eut l’air de se détendre un peu, même s’il garda quand même une face de constipé. « Bon, vous n’en êtes pas ! C’est déjà ça ! 

- On n’est pas des quoi ? questionna Sheppard

- De ces satanés extraterrestres! Ils m’avaient enlevé, mais j’ai réussi à leur échapper ! »

 

Il voulu continuer son chemin, mais Haldir le retint par l’épaule

« Pas si vite, petit bonhomme, nous sommes à la recherche de ses fameux extraterrestres : ils ont enlevé mes deux frères…

-         Ça c’est pas mon problème », rétorqua  le gendarme de façon fort peu aimable. Mais son ton changea radicalement quand Haldir sorti une dague noldorin et la lui colla sous la gorge. « Euh, oui, eh bien, ma biche, il se pourrait que d’autres personnes se soient trouvés à la merci des expériences humiliantes de ces fichus extraterrestres… j’ai bien cru voir d’autres décolorés dans votre genre effectivement… 

-         C’était eux ? , demanda Haldir en collant sous le nez de son interlocuteur une peinture le représentant avec Rumil et Orophin en train laver  leurs collants verts dans la Nimrodel

-         Euh, je crois bien que oui… »

 

Haldir rangea sa dague, tandis que Sheppard et Ronon jetaient un coup d’œil au portrait des trois frères.

« Dis donc, blondinet, t’as été adopté ? demanda Ronon

-         Non, pourquoi ? répondit Haldir agacé

-         Bah, tes frangins se ressemblent mais toi, t’as pas grand-chose en commun avec eux. Ils sont fins et élégants tandis que toi t’as surtout l’air grassouillet ! »

Haldir grommela quelque chose à propos de grands coups de godillot dans le dos qui se perdaient… Pendant ce temps Melian gloussait et  Merry et Pippin révélaient à Sheppard qu’Haldir était un gros consommateur de charcuterie alsacienne et client d’honneur au resto « Chez Michelle » réputé pour cuisiner la meilleure choucroute de la région.

 

« Par contre, continua Ronon, vous auriez pas un lien de parenté avec lui ? » Et il désigna le petit bonhomme au képi.

Cette fois ci, tout le monde s’esclaffa, sauf les deux concernés, qui tiraient leurs tronches des plus mauvais jours… ce qui accentuait encore la ressemblance.

« On est là pour retrouver mes frères, oui ou non ?, grogna Haldir tout rouge, sentant la moutarde lui monter au nez. Alors on se remet en route et toi, tu viens avec nous, tu nous serviras de guide ! » Il chopa le petit bonhomme par le colback et l’obligea à ouvrir la marche vers l’engin extraterrestre duquel il venait de s’échapper.

L’étranger protesta, supplia, tenta de donner des baffes à droite à gauche, chouina, invectiva tout le monde : sans succès. Et comme dans le fond, c’était un pétochard,  il finit par obéir.

 

Et ils commencèrent la traversée de la plaine.

 

« Au fait, on sait même pas comment il s’appelle, s’enquit Merry au bout de quelques minutes pour détendre l’atmosphère pesante qui s’était installée…

- Je suis le Maréchal des logis chef Ludovic Cruchot ! »

 

(à suivre… )

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